Twitter

09

Dec
Ensemble conjuguons nos forces, expériences, connaissance et énergie pour que vive le volontariat et la solidarité Internationale pour un développement durable 01/12/2016 - Témoignage GEPETO-JVSI 2014 au Togo Lire la suite ... 17/11/2016 - Stages & missions en droits/droits humains au Togo Lire la suite ... 03/11/2016 - Missions soins animaliers & vétérinaire Lire la suite ... 10/10/2016 - Assurances volontaires de JVSI Lire la suite ... 30/09/2016 - Opportunité de volontariat à l'international pour les groupes Lire la suite ...

Le Burkina Faso, Pays des hommes intègres

le burkina-fasoLa Haute-Volta aujourd’hui Burkina Faso, tient son nom de la combinaison dans deux langues principales du pays : le mooré parlé par les Mossi, ethnie majoritaire du Burkina et le bamanankan ou « langue des Bambara » ou des Dioula parlée dans la sous-région ouest-africaine. Burkina Faso qui signifie la patrie des hommes intègres en langues locales : burkina signifiant « intègre » en mooré et faso se traduisant par « patrie » en bamanankan. Cependant, le Burkinabé qui désigne l’habitant (homme ou femme) du pays est en foulfouldé, langue parlée par les Peuls, peuple d’éleveurs nomades également présents dans de nombreux pays d’Afrique de l’Ouest. Le Pays des hommes intègres traduit déjà sa diversité culturelle et ethnique par cet écho fort et résonnant.

Malgré son enclave, du fait d’être entourés par ses voisins : le Mali au nord, le Niger à l’est, le Bénin au sud-est, le Togo et le Ghana au sud et la Côte d'Ivoire au sud-ouest, le Burkina Faso offre à ses visiteurs une belle brochette d’attraits touristiques. Le pays est divisé en quatre zones principales : la zone de l’Est, celle du Centre, du Nord et celle de l’Ouest.

A la découverte des zones touristiques du Burkina

La zone Est

L’Est est la zone de prédilection du tourisme cynégétique, le Safari vision, le Safari-photo, la villégiature etc. La zone de l’Est est aussi celle des aires de conservation de la faune. On y trouve le parc national "W", les réserves de faune de Sindou, d’Arly, de Pama. Dans cette zone, le relief est pittoresque, la flore très dense et riche tout comme la faune. Ainsi, on y trouve des antilopes géantes, des lions, des éléphants, des cobas, des hyènes, des variétés de singes, des phacochères.

Il faut ajouter à tout cela la cerise sur le gâteau que constitue le barrage de la Kompienga, la richesse de la faune et de la flore. Cela offre une autre opportunité dans la partie chasse avec les canards armés, les pintades, les pigeons, les bécassins, les francolins. Au contraire de l’expression à l’Est rien de nouveau, on peut affirmer qu’à l’Est-Burkina il y a toujours du nouveau.

La zone Centrale

Ouagadougou, chef-lieu de la zone du centre, la capitale du ''Pays des Hommes Intègres'', est dotée d'infrastructures très variées et confortables et se prête aisément au tourisme d’affaires. Elle abrite pratiquement tous les jours de grandes rencontres régionales, sous-régionales, et internationales (séminaires, conférences, congrès ou ateliers). Elle s’est taillée le surnom de "capitale des grandes rencontres " par l’hospitalité de ses habitants, la chaleur d’accueil qu’ils dégagent, la disponibilité à toujours rendre service, la sécurité qui règne.

Plusieurs autres attractions et sites permettent un tourisme urbain, élargi à des excursions et circuits sur le site granitique de Laongo, la mare aux crocodiles de Sabou et celle de Bazoulé, le Ranch de Nazinga, le Parc Animalier de Ziniaré, le musée de Manega. Mais aussi la possibilité de découvrir l’architecture traditionnelle du groupe ethnique Gourounsi, l'architecture Kassena de Tiébélé , et surtout la dextérité artistique des femmes à décorer les habitations (Mairie de Ouagadougou).
Sur la route qui y mène, l'on peut également après une déviation, se rendre au ranch expérimental de Wedbila où s'ébattent des animaux sauvages : antilopes, hyènes, tortues, serpents, etc. Ouaga, c'est le FESPACO, le SIAO et autres grandes rencontres culturelles, économiques et scientifiques.

La zone Ouest

Elle s'étend autour de Bobo-Dioulasso, la 2e ville du pays. Cette zone a la particularité de regrouper de nombreux sites naturels très attractifs, des traditions séculaires et également des sites historiques. C'est la zone par excellence du tourisme de découverte et de villégiature. On y découvre les sites merveilleux du pays dans le sens des chutes et cascades, les plans d ‘eau. Cette zone se signale aussi par sa richesse en histoire et traditions ancestrales et autres manifestations touristiques dont les plus en vue sont entre autres la mosquée de Dioulasso-ba, la mare aux hippopotames de Bala, le Lac de Tengrela, les pics de Sindou, le Musée de Gaoua. Bobo est le siège de la Semaine Nationale de la Culture (SNC).

La zone Nord : Le Sahel Burkinabè

De la zone du Nord, on retiendra qu’elle est aussi celle de la découverte des populations nomades avec leur culture et leur mode de vie. Le Sahel burkinabè offre l’aventure et la découverte de la mosaïque de culture des populations nomades. Le Sahel est toujours traversé par les caravanes de chameaux. FESTICHAMS est un festival dédié aux chameaux et qui oeuvre à valoriser les richesses culturelles de la zone. Les attraits du Sahel couvrent les dunes de sable d'Oursi, les gravures rupestres de Pobe Mengao en passant par les marchés de Gorom-Gorom et de Dori, les sites historiques et archéologiques. Les hommes bleus du désert ou Touaregs, les Peulhs, les Bella et les Sounghaïs, ces populations du Nord du Burkina, les belles dunes de sable méritent bien de faire le détour.

[PS : La saison touristique au Burkina se situe durant les mois de juillet et août. Mais de plus en plus l’on glisse vers novembre à février pour la clémence climatique de ces mois et aussi en raison de l’ouverture de la chasse du 1er décembre au 31 mai.]

Le Burkina Faso abrite l’une des faunes les plus abondantes et les plus variées dans la sous-région Ouest africaine. L’objectif du département en charge du tourisme et de l’hôtellerie au Burkina Faso est d’en faire l’industrie du 21è siècle.

La Mare aux Caïmans Sacrés de Sabou

La mare au Caïmans Sacrés de Sabou est un site touristique du Burkina Faso qui est visité assez fréquemment par les touristes et étrangers en visite au Burkina Faso. C’est un endroit charmant où se côtoient l’homme et l’animal, dans une harmonie paradoxale, où chacun en ressort gagnant. La Mare au Caïmans Sacrés est située dans le village de Sabou à quelques 80 Kilomètres de Ouagadougou sur la Route dite de Bobo, elle est située dans la Provinces du Boulkiemdé, près de la ville de Koudougou. La Mare aux caïmans sacrés de Sabou ou Mare aux crocodiles Sacrés de Sabou est peupler par des Crocodiles normalement dangereux mais qui dans cette mare sacrée ce révèlent inoffensifs.

Cette mare constitue un site sacré depuis longtemps pour les habitants de la province du Boulkiemdé. En effet, selon les histoires rapportées par les Anciens, il y a très longtemps de cela, l’ancêtre des habitants de Sabou, qui était un chasseur, était perdu en brousse sans aucune source d’approvisionnement en eau. Assoiffé et affamé, au bord de la mort, un caïman venu lui donner quelques gouttes d’eau provenant sa longue queue restée humide. Ainsi sauvé, le chasseur transporta le caïman jusqu’à la mare sacrée de ce qui allait devenir Sabou et de gratitude lui jura protection. Depuis ce temps, les crocodiles sont sacrés à Sabou et ils vivent en Harmonie avec la population.

Les emblèmes nationaux

Le drapeau

Le drapeau du Burkina Faso est formé de deux bandes horizontales, une rouge au-dessus et une verte au-dessous. Au milieu se trouve une étoile à cinq branches jaune. Le rouge représente la couleur de la révolution socialiste et le vert la richesse du Burkina Faso. La couleur jaune de l'étoile représente la lumière qui guide la révolution. Le vert, le rouge et le jaune sont aussi les couleurs panafricaines.
A noter, pour la petite histoire, que le drapeau burkinabé ressemble à l'ancien drapeau de la République du Viêt Nam Sud.

La Devise nationale : Unité-Progrès-Justice.

Hymne national du Burkina Faso - le Ditanyè

Écrit par l’ancien Président Thomas Sankara et adopté en 1984, le Ditanyè ou hymne de la Victoire est toujours d’actualité dans un Burkina et une afrique en plein changements.
Les paroles l’hymne National Burkinabè :

Couplet1
Contre la férule humiliante il y a déjà mille ans
La rapacité venue de loin les asservir il y a cent ans
Contre la cynique malice métamorphosée
En néocolonialisme et ses petits servants locaux
Beaucoup flanchèrent et certains résistèrent
Mais les échecs, les succès, la sueur, le sang
Ont fortifié notre peuple courageux
Et fertilisé sa lutte héroïque.

Refrain
Et une seule nuit a rassemblé en elle l’histoire de tout un peuple
Et une seule nuit a déclenché sa marche triomphale
Vers l’horizon du bonheur une seule nuit a réconcilié
Notre peuple, avec tous les peuples du monde
À la conquête de la liberté et du progrès.
La Patrie ou la mort nous vaincrons.

Couplet2
Nourris à la source vive de la révolution,
Les engagés volontaires de la liberté et de la paix
Dans l’énergie nocturne et salutaire du 4 août
N’avaient pas que les armes à la main mais aussi et surtout
La flamme au cœur pour légitimement libérer
Le Faso à jamais des fers de tous ceux qui,
Çà et là en polluaient l’âme sacrée
De l’indépendance de la souveraineté

Couplet3
Et séant désormais en sa dignité recouvrée
L’amour et l’honneur en partage avec l’humanité
Le peuple de Burkina chante un hymne à la victoire
À la gloire du travail libérateur, émancipateur
A bas l’exploitation de l’homme par l’homme,
Hé ! en avant pour le bonheur de tout homme
Par tous les hommes aujourd’hui et demain
Par tous les hommes ici et pour toujours.

Couplet4
Révolution populaire nôtre, sève nourricière
Maternité immortelle de progrès à visage d’homme
Foyer éternel de démocratie consensuelle
Où enfin l’identité nationale a droit de cité
Où pour toujours l’injustice perd ses quartiers
Et où des mains des bâtisseurs d’un monde radieux
Mûrissent partout les moissons des vœux patriotiques
Brillent les soleils infinis de joie.

Les armoiries

Dans la partie supérieure du blason on peut voir une ceinture d'argent dans laquelle est inscrite la dénomination officielle du pays « Burkina Faso ». Dans la partie inférieure, sur une autre ceinture, on peut lire la devise officielle du pays : « Unité, Progrès, Justice ». Le blason est soutenu par deux chevaux qui représentent le courage, deux lances et un livre qui représente l'éducation.

Données géographiques et démographiques

  • Nom officiel : Burkina Faso
  • Superficie : 274.122 km²
  • Capitale : Ouagadougou
  • Villes principales : Ouagadougou (980.000), Bobo-Dioulasso (350.000), Koudougou (115.000).
  • Langue officielle : Français
  • Monnaie Franc : CFA
  • Fête nationale : 11 décembre
  • Population : 14,4 millions d’habitants
  • Densité : 52 hab./km²
  • Croissance démographique : 3,1 %
  • Espérance de vie : 51,9 ans
  • Taux d’alphabétisation : 23,6 %
  • Religions : animisme (majorité), islam (52%), catholicisme (30%)
  • Indice de développement humain (PNUD) : 176 sur 177 (2007)

Données économiques(2007)

  • PIB : 6,77 Mds USD (Banque mondiale, BM)
  • PIB par habitant : 472 USD (Banque de France)
  • Taux de croissance : 4 % (BM)
  • Taux de chômage : NC
  • Taux d’inflation : 3,4 % (BM)
  • Solde budgétaire : - 5,9 % du PIB (Banque de France)
  • Balance commerciale : - 8,9 % du PIB (Banque de France)
  • Principaux clients : Chine (26,2 %), Singapour (11,7 %), Thaïlande (5,6%), Ghana (4,8 %), Niger (3,6 %)
  • Principaux fournisseurs : Côte d’Ivoire (23,2 %), France (19,3 %), Togo (6,4 %), Belgique (3,8 %), Libye (3,6 %) (EIU)
  • Part des principaux secteurs d’activité : agriculture : 26,6 % ; industrie : 22,5 % ; services : 50,9 % (Banque de France)
  • Exportations de la France vers le Burkina (2006) : 205 M€ (mission économique)
  • Importations françaises depuis le Burkina (2006) : 6,5 M€ (mission économique)
  • Consulat de France : Ouagadougou
  • Communauté française au Burkina (2007) : 3.172 inscrits (DFAE)
  • Communauté burkinabè en France (2007) : 3.101 (Ministère de l’Intérieur)

Langues et religions

Le français est la langue officielle. Les langues de la famille soudanaise, comme le moré (mossi) et le dyula, la langue des commerçants dyula, sont parlées par la majeure partie de la population. Environ 65 p. 100 des Burkinabés pratiquent les religions traditionnelles animistes qui imprègnent l’islam (25 p. 100 de la population) et le catholicisme (10 p. 100).

Éducation

Le niveau d’alphabétisation demeure très insuffisant ; un peu plus d’un habitant sur quatre sait lire et écrire. L’école est gratuite et obligatoire pour les enfants de 7 à 12 ans, mais, en raison du manque d’enseignants et du caractère rural du pays, un tiers seulement des enfants peut en bénéficier réellement. Malgré des efforts importants de la part des pouvoirs publics, le taux de scolarisation dans l’enseignement secondaire est seulement de 10 p. 100 (2000-2001). Moins de 1 p. 100 des jeunes Burkinabés suivent un cursus dans l’enseignement supérieur, à l’université de Ouagadougou et dans les établissements d’enseignement professionnel.

Culture

Les émissions radiophoniques sont produites en français et dans la dizaine de langues nationales. Ouagadougou accueille, tous les deux ans, le FESPACO, Festival Panafricain du Cinéma qui s’est imposé sur le marché mondial. Le pays a développé sa propre filière cinématographique, avec une école nationale du cinéma et une société de production privée.
L’expression artistique des Mossi et des Bobos est proche de celle des peuples de la savane occidentale. L’art contemporain s’inspire de ces cultures traditionnelles mais est également marqué par l’influence islamique et a développé une créativité originale autour de la récupération d’objets manufacturés.